Mon dessein

Mon dessein n’est pas un très bel édifice
           bien vaste, solide et parfait
Mais plutôt de sortir en plein air

Il y a les plantes, l’air et les oiseaux
Il y a la lumière et ses roseaux
Il y a l’eau
Il y a dans l’eau, dans l’air et sur la terre
Toutes sortes de choses et d’animaux
Il ne s’agit pas de les nommer, il y en a trop
Mais chacun sait qu’il y en a tant et plus
Et que chacun est différent, unique
On n’a pas vu deux fois le même rayon
Tomber de la même façon dans la même eau
De la fontaine

Chacun est unique et seul

Moi j’en prends un ici
J’en prends un là
Et je les mets ensemble pour qu’ils se tiennent
           compagnie

Ça n’est pas la fin de la nuit,
Ça n’est pas la fin du monde!
C’est moi.

Référence:

GARNEAU, Hector de Saint-Denys, Poésies. Regards et jeux dans l’espace. Les Solitudes, Montréal, Fides, 1972, p. 171.