Lucille

Depuis que je vous ai quittée,
Oh : ma belle Lucille!
Je voudrais toujours vous regarder
Vos beaux yeux aux longs cils

Ma Lucille jolie,
Quant seul je sors, le soir,
Les étoiles me sourient
Mais pour moi tout est noir

Car loin de vous chérie,
Mon cœur est toujours sombre
La mélancolie
Y vient jeter son ombre

Mais quand je vous reverrai,
Votre sourire dissipera
Cette ombre, et bien-aimée
Encore on parlera

Des beaux rêves futurs
Et des chagrins passés,
Près du ruisseau, qui murmure,
Dans l’herbe pleine de rosée.

Référence:

GARNEAU, Hector de Saint-Denys, Recueil de poésies : inédit de 1928 — Présentation de Giselle Huot— , [Québec], Éditions Nota bene, p. 76.