Lettre à André Laurendeau, 1936 (extrait)

«Appuyé contre le bord de ma fenêtre je regardais cet étrange paysage. Sous mes yeux ces angles et ces carrés; puis les hampes unies des arbres, une poursuite de mâtures parallèles au long d’une allée trop longue qu’on ne peut embrasser d’un seul regard, et où passe un homme dans une solitude extraordinaire, dans un isolement incommensurable de sa forme par rapport à toutes ses droites impitoyables, entre les barres rigoureuses, parallèles de cette prison transparente, le long d’une allée qui ne trouve pas solution dans une courbe, où son recommencement au tournant, mais une épouvantable continuité à l’infini de par sa rectitude ».[…]».

Référence:

HÉBERT, François, Le peintre Saint-Denys Garneau, Liberté, no. 238 (vol. 40, n° 4), Montréal, août 1998, p. 14.