Les cils des arbres

Les cils des arbres au bord de ce grand oeil de la nuit
Des arbres cils au bord de ce grand oeil la nuit
Les montagnes des grèves autour de ce grand lac calme
           le ciel la nuit
Nos chemins en repos maintenant dans leurs creux
Nos champs en reposoir
           avec à peine le frisson passager
dans l’herbe de la brise
Nos champs calmement déroulés sur cette profondeur
           brune chaude et fraîche de la terre
Et nos forêts ont déroulé leurs cheveux
sur les pentes…

Référence:

GARNEAU, Hector de Saint-Denys, Poésies. Regards et jeux dans l’espace. Les Solitudes, Montréal, Fides, 1972, p. 217.