J’avais son bras

J’avais son bras d’eau fraîche autour de mon cou
Et la brûlure de son ventre sous mon épaule
Et ma tête était portée sur le spasme misérable
           de son corps
Roulée sur cette suffocation misérable
Sur cette respiration malade
Et dans mes yeux qu’on ne peut fermer
L’horreur d’un plafond bas et blanc
Et cependant autour de mon cou
Son bras incroyable restait d’eau fraîche

Référence:

GARNEAU, Hector de Saint-Denys, Poésies. Regards et jeux dans l’espace. Les Solitudes, Montréal, Fides, 1972, p. 230.