Et jusqu’au sommeil

Et jusqu’au sommeil perdu dont erre l’ombre
           autour de nous sans nous prendre
Estompe tout, ne laissant que ce point en moi
           lourd lourd lourd
Qui attend le réveil au matin pour se mettre
           tout à fait debout
Au milieu de moi détruit, désarçonné, désemparé,
agonisant.

Référence:

GARNEAU, Hector de Saint-Denys, Poésies. Regards et jeux dans l’espace. Les Solitudes, Montréal, Fides, 1972, p. 195.